Éviter la rupture de stock sans multiplier les entrepôts : c’est le pari que la scale-up parisienne Stockly a transformé en modèle économique depuis 2018. Sa plateforme de mutualisation des stocks équipe aujourd’hui des enseignes comme La Redoute, Decathlon, Leroy Merlin ou Carrefour, et s’impose comme l’une des trajectoires les plus solides du e-commerce français.
Un problème vieux comme le e-commerce
Fondée par Eliott Jabès et Oscar Walter, Stockly part d’un constat simple : un site marchand qui n’a plus un produit en stock perd la vente, même si l’article est disponible… chez un concurrent ou un partenaire. La plateforme connecte en coulisses les stocks de centaines de vendeurs, pour permettre à un site de continuer à vendre un produit — livré par un autre acteur du réseau — sans que le client ne s’en aperçoive. Aucun abonnement, aucun coût fixe : Stockly se rémunère uniquement à la commission sur chaque vente ainsi sauvée. Une mauvaise gestion des stocks en entrepôt reste pourtant l’un des points faibles les plus fréquents des e-commerçants, ce qui explique l’appétit du marché pour ce type de solution.
De 12 à 26 millions d’euros levés
La trajectoire financière de Stockly illustre la montée en puissance : 5,1 millions d’euros en 2021, 12 millions en 2022, puis un tour de série B de 26 millions d’euros bouclé en février 2025 auprès du fonds 83North, rejoint par Anyma Capital, Square Capital, Eurazeo et Daphni. Une mécanique de dilution progressive du capital au fil des tours que beaucoup de fondateurs redoutent, mais que Stockly a visiblement su négocier sans perdre le cap.
- Plus de 1 000 retailers et marketplaces partenaires
- Présence dans 25 pays, près de la moitié de l’activité réalisée hors de France
- Clients notables : La Redoute, Leroy Merlin, Decathlon, Carrefour, Vertbaudet, Galeries Lafayette, ManoMano, Fnac Darty
- Objectif affiché : atteindre le million de commandes traitées d’ici 2028
Le pari de l’IA plutôt que le recrutement de masse
Signe des temps : plutôt que de multiplier les embauches pour absorber sa croissance, Stockly affiche une stratégie assumée de productivité par l’intelligence artificielle. Une orientation qui rejoint un mouvement plus large observé chez de nombreuses scale-ups du secteur, où l’IA générative rebat déjà les cartes du e-commerce, cette fois côté acquisition de trafic.
Cap sur la Suisse
Depuis janvier 2026, Stockly opère également sur le marché suisse aux côtés de quatre partenaires locaux : MediaMarkt Suisse, Decathlon Suisse, Galaxus et Manor. L’enjeu : connecter ces enseignes à un réseau de vendeurs conformes aux normes helvétiques, tout en sécurisant la chaîne logistique transfrontalière — un exercice technique et réglementaire loin d’être anodin pour une plateforme française qui réalise déjà près de la moitié de son activité hors de l’Hexagone.
Ce que ça change pour les e-commerçants
Pour un marchand qui l’utilise, Stockly revendique des hausses de chiffre d’affaires pouvant atteindre 20 %, simplement en ne perdant plus de ventes faute de stock disponible. Une promesse qui explique pourquoi la mutualisation de stock s’impose peu à peu comme un réflexe logistique, au même titre que la marketplace ou le drop-shipping, pour des enseignes qui refusent de choisir entre immobilisation de trésorerie et rupture de stock.
Questions fréquentes
Comment fonctionne la mutualisation de stock de Stockly ?
La plateforme connecte les stocks de centaines de e-commerçants et marketplaces partenaires : si un produit manque chez un vendeur, la commande peut être honorée via le stock d’un autre partenaire du réseau, sans que le client final ne change de site.
Quels sont les principaux clients de Stockly ?
En France, Stockly travaille notamment avec La Redoute, Decathlon, Leroy Merlin, Carrefour, Vertbaudet, Galeries Lafayette, ManoMano et Fnac Darty, et compte des clients dans une vingtaine d’autres pays, dont l’Allemagne et l’Espagne.
Combien Stockly a-t-elle levé depuis sa création ?
La start-up a levé plus de 43 millions d’euros en trois tours : 5,1 millions d’euros en 2021, 12 millions en 2022, puis 26 millions d’euros en série B en février 2025, menée par le fonds 83North.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale