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mercredi 30 septembre 2026
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Invendus e-commerce : la success story Dealinka qui transforme l’obligation légale en opportunité

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Depuis le 1er janvier 2022, la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC) interdit aux distributeurs et metteurs en marché de détruire leurs invendus non alimentaires. Pour beaucoup d’e-commerçants, cette obligation légale est longtemps restée une contrainte logistique de plus. Une jeune entreprise française, Dealinka, en a fait un modèle économique à part entière : elle vient de lever 6,5 millions d’euros pour aider les entreprises à transformer leurs stocks dormants en dons solidaires plutôt qu’en pertes sèches.

Une obligation légale devenue une opportunité économique

L’article 35 de la loi AGEC oblige les producteurs, importateurs et distributeurs à réemployer, réutiliser ou recycler leurs produits non alimentaires invendus plutôt que de les détruire. Vêtements, chaussures, produits d’hygiène ou de puériculture : le don est désormais la voie prioritaire, avant le recyclage. Une entreprise qui ne respecte pas cette obligation s’expose à une amende pouvant atteindre 15 000 euros par manquement. Pour un site marchand qui accumule des références non écoulées en fin de saison, la question n’est donc plus de savoir s’il faut gérer ses invendus, mais comment le faire efficacement, sans mobiliser une équipe dédiée.

Dealinka : le pari d’une économie circulaire rentable

Fondée en 2023 à Valenciennes par deux amis d’enfance, Alexis Raspilair et Ramil Alvarez, Dealinka s’est positionnée précisément sur ce besoin. La start-up connecte les entreprises à un réseau de plus de 1 200 associations partenaires capables d’absorber des produits très variés, du matériel médical aux pièces détachées, en gérant pour le compte de ses clients toute la partie opérationnelle, logistique et réglementaire du don. Un service qui répond directement à la contrainte imposée par la loi AGEC, tout en évitant aux entreprises de gérer elles-mêmes la recherche de structures receveuses.

Le modèle convainc les investisseurs : Dealinka vient de boucler une levée de fonds de 6,5 millions d’euros menée par Re-Sources. La jeune pousse revendique 5,1 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025 et vise 7 millions d’euros pour 2026, une trajectoire qui illustre la maturité croissante des modèles d’économie circulaire appliqués au commerce.

Ce que les e-commerçants peuvent en retenir

Au-delà du cas Dealinka, cette dynamique dessine plusieurs enseignements concrets pour les boutiques en ligne confrontées à des fins de série ou des retours invendables :

  • La gestion des invendus n’est plus optionnelle : elle doit être intégrée dès la planification des achats et des stocks, pas traitée en urgence en fin de saison.
  • Externaliser le don à un opérateur spécialisé permet de sécuriser la conformité réglementaire sans charge administrative supplémentaire.
  • Un invendu valorisé en don plutôt que détruit peut aussi devenir un argument de marque employeur et de fidélisation client, dans un contexte où la transparence RSE pèse de plus en plus dans les décisions d’achat.
  • Les levées de fonds réalisées par ces jeunes pousses montrent que les investisseurs considèrent désormais l’économie circulaire comme un relais de croissance crédible, et non plus comme une contrainte marginale.

Pour approfondir les obligations qui pèsent sur les e-commerçants, notre rubrique Juridique & Réglementation détaille régulièrement les évolutions du cadre légal. Les enjeux pratiques de stockage et d’écoulement des références sont abordés dans notre rubrique Logistique & Supply Chain, tandis que les nouveaux modèles économiques portés par ces jeunes pousses sont suivis dans notre rubrique Business & Modèles économiques.

Questions fréquentes

Depuis quand la destruction des invendus non alimentaires est-elle interdite en France ?

Cette interdiction est en vigueur depuis le 1er janvier 2022, en application de l’article 35 de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC).

Que risque une entreprise qui détruit ses invendus malgré l’interdiction ?

La loi prévoit une amende pouvant aller jusqu’à 15 000 euros par manquement constaté pour une personne morale.

Comment une entreprise comme Dealinka aide-t-elle concrètement les e-commerçants ?

Elle met en relation les entreprises avec un réseau de plus de 1 200 associations partenaires et prend en charge la logistique et le cadre réglementaire du don, ce qui évite aux e-commerçants de gérer cette démarche en interne.

Sources

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Caroline
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