Après Tupperware en 2025, l’entrepreneur français Cédric Meston vise désormais Duralex. Sa holding Tomé a déposé un dossier de reprise pour la célèbre verrerie française, en redressement judiciaire depuis le 1er juin 2026. Une nouvelle étape dans une stratégie de rachat de marques françaises en difficulté qui offre un cas d’école pour tout entrepreneur intéressé par le retournement de marques historiques et leur relance via de nouveaux canaux de vente.
De la vente d’alternatives végétales au rachat de marques historiques
Cédric Meston s’est fait connaître comme cofondateur de HappyVore, marque française d’alternatives végétales à la viande lancée en 2019. En mars 2025, il change de registre en rachetant 100 % de Tupperware France, alors placée en procédure de sauvegarde après la faillite du groupe américain en septembre 2024. Son plan : relancer la marque emblématique des boîtes plastique dans cinq pays européens (France, Italie, Espagne, Belgique, Pologne), avec un objectif de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires sur ce périmètre.
Ce rachat s’inscrit dans une tendance plus large de reprise de marques françaises fragilisées par la concurrence internationale et les difficultés de leurs maisons mères, une dynamique suivie de près dans la catégorie Tendances & Innovations du site.
Duralex, symbole industriel en quête d’un repreneur
Fondée en 1945, Duralex a connu une histoire mouvementée : reprise en coopérative par ses salariés en 2024, l’entreprise a finalement été placée en redressement judiciaire le 1er juin 2026. Deux offres de reprise sont désormais en concurrence : celle de Cédric Meston via sa holding Tomé, associé au groupe stéphanois Carlesimo, et celle d’AA Investments, un fonds basé à Hong Kong détenu par l’homme d’affaires français Morteza Goshayeshi. Le tribunal de commerce d’Orléans doit examiner les dossiers lors d’une audience fixée au 17 septembre.
Au-delà du dénouement judiciaire, ce dossier illustre un modèle économique suivi par un nombre croissant d’entrepreneurs : identifier une marque au patrimoine fort mais à la distribution vieillissante, puis la redresser en modernisant sa présence commerciale, notamment digitale.
Ce que ces reprises disent des stratégies de marque en 2026
Pour un entrepreneur, racheter une marque en difficulté plutôt que d’en lancer une nouvelle présente un avantage clé : la notoriété est déjà acquise, ce qui réduit une partie du coût d’acquisition client, un enjeu central évoqué dans la catégorie Paiement & Finance du site. Le défi se déplace alors vers l’exécution : reconstruire une chaîne de distribution moderne, souvent en s’appuyant fortement sur la vente en ligne directe au consommateur, tout en préservant l’image de la marque.
C’est précisément ce travail de relance par la marque que Cédric Meston affiche pour Tupperware, et qu’il devra démontrer pour convaincre le tribunal de commerce sur le dossier Duralex. Les entrepreneurs qui suivent ce type d’opérations peuvent trouver des repères méthodologiques dans la catégorie Branding & Expérience client du site.
Quelle que soit l’issue pour Duralex, ce parcours illustre une voie d’entrepreneuriat à part entière : ne pas créer une marque ex nihilo, mais racheter, réorganiser et relancer un actif existant, à condition de disposer à la fois d’un plan industriel crédible et d’une stratégie de distribution adaptée aux usages actuels des consommateurs.
Questions fréquentes
Qui est Cédric Meston ?
C’est un entrepreneur français, cofondateur de la marque d’alternatives végétales HappyVore, qui s’est ensuite fait connaître en rachetant Tupperware France en 2025 avant de déposer une offre de reprise pour Duralex en 2026.
Pourquoi Duralex est-elle en redressement judiciaire ?
Après avoir été reprise en coopérative par ses salariés en 2024, l’entreprise verrière, fondée en 1945, a été placée en redressement judiciaire le 1er juin 2026, ouvrant la voie à un appel à repreneurs.
Qui sont les autres candidats à la reprise de Duralex ?
Face à Cédric Meston et sa holding Tomé, associée au groupe Carlesimo, se trouve AA Investments, un fonds basé à Hong Kong détenu par l’homme d’affaires français Morteza Goshayeshi. Le tribunal de commerce d’Orléans doit trancher lors d’une audience le 17 septembre 2026.
Sources
- Cédric Meston, qui a racheté Tupperware France l’an dernier, dépose un dossier de reprise pour Duralex — franceinfo
- L’entrepreneur Cédric Meston rachète Tupperware France — Fusacq Buzz
- Duralex : deux entrepreneurs français et un fonds hongkongais en lice — Boursorama (AFP)
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